mardi 4 novembre 2014
La photo du jour: les Jack-o'-Lanterns de Pumpkin Lane
Chaque année, la mairie appelle les citoyens à apporter leurs citrouilles sur le sentier de Frame Lake pour créer "Pumpkin Lane", l'allée des citrouilles. À Halloween, la tradition veut qu'on évide et qu'on décore une citrouille pour la transformer en lanterne. La préférence est donnée aux expressions effrayantes, aux crânes ou têtes de mort, aux sorcières, etc. Hier soir, il y avait une bonne ligne de citrouilles, peut-être sur 200m? Quelqu'un de la ville vient allumer les citrouilles en fin d'après-midi, et elles seront jetées au compost aujourd'hui.
mardi 26 août 2014
Pangnirtung, « l’endroit où tu restes bouche bée devant le fjord »
| Louie's Lounge et sa fameuse vue au Lodge Auyuittuq |
Les noms de lieux en langues autochtones se traduisent par « l’endroit où… »; Iqaluit est « l’endroit où il y a beaucoup de poissons », Inuvik est « le lieu des hommes », Pangnirtung est « l’endroit où il y a beaucoup de caribous ». Pour moi qui n’y ai pas vu de caribous, c’est vraiment l’endroit « où tu restes bouche bée devant le fjord », qui porte le nom du village. L’arrivée en avion est déjà spectaculaire quand on survole les falaises pour faire une boucle au-dessus du fjord et se poser sur une piste de terre dans Pangnirtung. Je ne me lasse pas de la vue. Peu importe où on se trouve dans le village, on voit le bleu de l’eau, le bleu du ciel, et les montagnes qui encadrent le fjord de Pangnirtung, ce fjord qui pointe vers le parc Auyuittuq, « la terre qui ne fond jamais » en Inuktitut.
D’ailleurs, à deux jours près on ne serait pas partis, vu que la glace recouvrait encore le fjord et empêchait le transfert en bateau vers l’entrée du parc. Mais en une journée, toute la glace s’en est allée vers le large, nous a annoncé notre guide à notre arrivée.
À Pang, il y a des voitures, des routes de terre, pas de trottoirs, pas de feux de signalisation, quelques panneaux d’arrêt et beaucoup de piétons et de quads, ou motoneiges en hiver. Les enfants espiègles du village se déplacent souvent en groupes et interpellent ou suivent les quelques touristes, parfois jusqu’au camping où ces derniers peuvent y passer la nuit pour la modique somme de 5$. Notre guide y ayant dormi la nuit précédente avec une partie du groupe nous prévient que certains enfants ont même jeté des pierres sur les tentes; la police est au courant, mais pendant l’été dépourvu de nuits étoilées, les enfants en profitent pour s’amuser le plus tard possible! Ça tombe bien, nous n’avons pas besoin d’y passer la nuit, puisque nous arrivons le matin du 1er juillet, le jour du départ vers le parc.
Nous retrouvons les autres membres de notre groupe au centre des visiteurs du parc Auyuittuq pour une séance d’orientation avant le départ. Pendant près d’une heure, Matthew, un des gardiens du parc, nous donne des conseils, recueille nos noms et coordonnées et nous raconte des histoires d’horreur sur un ton des plus monotones. Nous nous sommes rappelé cette séance plutôt grotesque une semaine plus tard en nous demandant pourquoi nous ne nous étions pas écroulés de rire sur le moment. Malgré les histoires de personnes tombées à l’eau et réchauffées au corps à corps, d’éboulis, de noyade avec personne toujours pas remontée à la surface et sûrement coincée au fond du fjord à cause de son fusil, de pont effondré, de cours d’eau tumultueux, d’ours polaires et de rapatriements, nous avons signé notre « enregistrement » dans le parc. Comme il faut s’enregistrer et se désinscrire avant ou après toute rando à Auyuittuq, nous savions qu’il n’y avait que 2 autres personnes dans le parc à ce moment-là. Soit dans 19 000 km2. Nous avons également dû regarder une vidéo sur les ours polaires et les consignes de sécurité à respecter en cas de rencontre et d’attaque. Il y avait peu de chance d’en voir, mais c’est déjà arrivé. Les ours ont très peu effleuré mon esprit pendant le trek; je ne les imaginais pas du tout dans cet environnement bucolique de tundra recouverte de mousse et de fleurs où gambadaient les lièvres. Ou peut-être était-ce l’effet rassurant de groupe.
Pangnirtung compte environ 1500 habitants à majorité autochtone. C’est une communauté naturelle, c’est-à-dire qu’elle n’a pas été établie par des explorateurs pour exploiter des ressources; la baie sur laquelle le village se situe était peuplée depuis des milliers d’années. Plus récemment, et ce, jusqu’au début du 20e siècle, Pang a été un haut lieu de la chasse à la baleine qui a régi la vie de nombreux Inuits, ainsi que de baleiniers américains et écossais.
À Pangnirtung, on a beaucoup aimé le fait que pour la majeure partie de la population, l’Inuktitut est la première langue; cette collectivité a su préserver sa langue et elle est très fière de ses traditions. Les gens que nous avons côtoyés nous parlaient dans un anglais cassé, mais on se comprenait quand même. Nous avons passé du temps au centre d’accueil des visiteurs du parc, très bien fait avec son exposition sur Auyuittuq; on peut y acheter quelques souvenirs et des livres. Coup de cœur pour le centre des visiteurs Angmarlik qui fait aussi office de musée et de centre communautaire. Nous avons eu droit à une visite guidée impromptue en allant y réserver notre nuit de camping au retour du trek. On y trouve de nombreux objets autochtones, une tente reconstituée en peau et contenant tous les objets et ustensiles utilisés à l'époque et des vêtements typiques, tous les outils servant autrefois à la chasse à la baleine et tellement d'autres choses.
Après une sortie de pêche de l'omble chevalier peu fructueuse, nous avons fait un tour à Pangnirtung Fisheries avant de prendre l'avion pour y acheter quelques filets que nous avons ramenés à la maison. Les prix étaient bien meilleurs qu'à Yellowknife! On fera peut-être une grosse commande avant l'hiver, tiens.
Autre endroit incontournable, le centre d'artisanat Uqquurmiut où on peut voir les tisseuses du village à l'œuvre. Pangnirtung est entre autres connue pour son "Pang hat", un bonnet tissé bien serré avec un pompon:
Il y a beaucoup d'artistes à Pang et on peut se procurer des peintures, gravures, bijoux, sculptures, etc.
À part notre nuit (tranquille) au camping, nous avons dormi au lodge Auyuittuq, le seul hôtel du coin d'ailleurs je crois; je suis peut-être partiale, car j'y ai pris ma première douche après 12 jours de trek, mais cet endroit au calme a beaucoup de charme. Son salon avec vue sur le fjord est tout simplement incroyable; il ne faut pas se laisser abattre par le caractère bougon de Louie, qui gère l'ensemble avec personnalité et efficacité. J'ai même mangé son rôti de porc tellement j'ai pas osé lui dire que j'étais végétarienne! Louie râlait beaucoup, mais il cuisine très bien et je me souviendrai longtemps de son pudding au pain!
| La vue de notre chambre |
| C'est parti pour le trek avec nos sacs estimés à 25kg chacun... |
mardi 19 août 2014
C’est quand l’été? Bah…l’année prochaine!
Aujourd’hui 18 août, je peux dire que l’été est fini et que la météo estivale était pourrie cette année. J’ai fait un superbe voyage loin d’ici au mois de juillet qui a satisfait mon addiction aux aventures, mais pas mon besoin de chaleur; à Yellowknife, on n’a pas l’impression d’avoir eu un été. La ville est restée dans la fumée de mi-juin à début août avec très peu de belles journées estivales pour égayer tout ça. Aujourd’hui, il fait 10, il pleut et la température indiquée sur le panneau du YK Centre dit 6 degrés curieusement. Heureusement, nous en avons profité en mai et en juin et avons eu de belles sorties camping avec les copains.
Début mai, nous avons ouvert la saison de camping en passant une nuit à Prelude après avoir raclé la croute de neige collée sur la plateforme en bois à l’aide de mon balai de voiture et en passant la soirée sous la couette à regarder des séries…
Fin mai, nous nous sommes rendus à Hidden Lake en coupant dans les bois avec une carte et un GPS histoire d’aller pêcher la truite des eaux froides, et en trouvant encore de la glace sur le lac empêchant toute pêche…
Début juin, nous avons descendu Miller Creek pour camper sur une île et avons pagayé jusqu’aux abords de la plaque de glace qui n’avait pas fini de se retirer du Grand lac et dont les « chandelles » créaient un son de cliquetis qu’on entendait de loin…
Mi-juin, nous sommes retournés à Hidden Lake en canot cette fois; j’ai été frappée par ses eaux cristallines, et la pêche a cette fois été fructueuse…
Et avant de partir pour notre trek, nous avons campé à Terry Lake tout au bout de la route Ingraham, mais la fumée qui épaississait au fur et à mesure de la soirée a semble-t-il donné le ton au reste de l’été.
Depuis notre retour de Baffin, on n’a pas pu aller camper. Avec la fumée, le vent ou le mauvais temps, on a préféré rester en ville. Ça fait deux week-ends que nos balades se transforment agréablement en sorties-cueillettes avec les copains; fille de la banlieue, je n’ai jamais cueilli grand-chose dans ma vie, mais j’adore! J’aime cuisiner avec ce que j’ai trouvé dans la nature.
Après un sac de groseilles qui a donné 2 pots de gelée et 3 pots de confiture, notre récolte de cassis a été plus fructueuse. J’ai déjà fait un peu de confiture, et je vais tenter une petite liqueur de cassis maison histoire de déguster des kirsau coin de la cheminée dans mon canapé cet hiver.
Le cassis regorge de pectine, ça va donc assez vite de faire de la confiture. J’ai suivi cette recette :
• 2 tasses (250g) de cassis lavé
• ¾ tasse d’eau
• 1 ¼ (250g) de sucre
• 1 c à c de jus de citron
1. Dans une casserole, faire bouillir le cassis et l’eau. Réduire le feu et laisser cuire pendant 10 minutes, jusqu’à ce que les cassis aient ramolli.
2. Ajouter le sucre et le jus de citron et cuire à feu moyen en mélangeant fréquemment, jusqu’à ce que la confiture atteigne le point de gélification, c’est-à-dire lorsque le thermomètre atteint 105ºC (ou, mettre une petite quantité sur une assiette au frigo pendant quelques minutes, et si la confiture a la consistance désirée, c’est prêt!).
Voilà, c’est tout simple. Pour stériliser les pots, un ami les passe au lave-vaisselle juste avant, sinon j’ai aussi vu qu’on peut les enfourner 10-15min à 180 ºC (350 ºC),ce que j’ai fait. J’ai juste lavé les couvercles à l’eau chaude, mais ils n’ont pas fait « pop »…ils ne tarderont pas à être mangés de toute façon!
Début mai, nous avons ouvert la saison de camping en passant une nuit à Prelude après avoir raclé la croute de neige collée sur la plateforme en bois à l’aide de mon balai de voiture et en passant la soirée sous la couette à regarder des séries…
Fin mai, nous nous sommes rendus à Hidden Lake en coupant dans les bois avec une carte et un GPS histoire d’aller pêcher la truite des eaux froides, et en trouvant encore de la glace sur le lac empêchant toute pêche…
Début juin, nous avons descendu Miller Creek pour camper sur une île et avons pagayé jusqu’aux abords de la plaque de glace qui n’avait pas fini de se retirer du Grand lac et dont les « chandelles » créaient un son de cliquetis qu’on entendait de loin…
Mi-juin, nous sommes retournés à Hidden Lake en canot cette fois; j’ai été frappée par ses eaux cristallines, et la pêche a cette fois été fructueuse…
Et avant de partir pour notre trek, nous avons campé à Terry Lake tout au bout de la route Ingraham, mais la fumée qui épaississait au fur et à mesure de la soirée a semble-t-il donné le ton au reste de l’été.
Depuis notre retour de Baffin, on n’a pas pu aller camper. Avec la fumée, le vent ou le mauvais temps, on a préféré rester en ville. Ça fait deux week-ends que nos balades se transforment agréablement en sorties-cueillettes avec les copains; fille de la banlieue, je n’ai jamais cueilli grand-chose dans ma vie, mais j’adore! J’aime cuisiner avec ce que j’ai trouvé dans la nature.
| Gelée de groseilles |
| Ding Ding et notre récolte de groseilles |
Après un sac de groseilles qui a donné 2 pots de gelée et 3 pots de confiture, notre récolte de cassis a été plus fructueuse. J’ai déjà fait un peu de confiture, et je vais tenter une petite liqueur de cassis maison histoire de déguster des kirs
Le cassis regorge de pectine, ça va donc assez vite de faire de la confiture. J’ai suivi cette recette :
• 2 tasses (250g) de cassis lavé
• ¾ tasse d’eau
• 1 ¼ (250g) de sucre
• 1 c à c de jus de citron
1. Dans une casserole, faire bouillir le cassis et l’eau. Réduire le feu et laisser cuire pendant 10 minutes, jusqu’à ce que les cassis aient ramolli.
2. Ajouter le sucre et le jus de citron et cuire à feu moyen en mélangeant fréquemment, jusqu’à ce que la confiture atteigne le point de gélification, c’est-à-dire lorsque le thermomètre atteint 105ºC (ou, mettre une petite quantité sur une assiette au frigo pendant quelques minutes, et si la confiture a la consistance désirée, c’est prêt!).
Voilà, c’est tout simple. Pour stériliser les pots, un ami les passe au lave-vaisselle juste avant, sinon j’ai aussi vu qu’on peut les enfourner 10-15min à 180 ºC (350 ºC),ce que j’ai fait. J’ai juste lavé les couvercles à l’eau chaude, mais ils n’ont pas fait « pop »…ils ne tarderont pas à être mangés de toute façon!
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