dimanche 21 octobre 2012

C'est comment chez moi?

Ben c'est plutôt pas mal. C'est pourtant difficile de se loger à Yellowknife. Il y a peu d'offres; en même temps, il y a beaucoup de passage donc il ne faut pas désespérer que quelque chose se libère rapidement. Le problème, c'est le prix. Ce qui marche le mieux, c'est le bouche à oreille, mais ça n'est pas vraiment une option quand on vient de loin et qu'on ne connait personne. J'avais la chance d'avoir des contacts à YK avant de venir qui ont pu me donner des points de départ, me recommander certaines agences et me dire les bâtiments à éviter, et même faire des visites pour moi. J'avais donc signé un bail avec un coloc rencontré virtuellement avant de débarquer, car je préférais avoir une solution stable avec le chat plutôt que de me tourner vers des logements temporaires. On a eu du bol, on est bien tombé. Le bâtiment est presque au centre-ville, côté Grand lac des esclaves, dans un quartier résidentiel. Je marche jusqu'au supermarché du centre-ville en moins de 10 minutes et jusqu'au Dancing Moose dans la vieille ville en 15-20 minutes.
Les appartements d'une chambre tournant autour de 1500$, je savais en venant ici que je n'échapperais pas à la coloc. Contrairement à Toronto, il faut souvent rajouter les charges, au moins une partie, au prix du loyer. Donc en plus du loyer, on reçoit des factures pour l'électricité et le chauffage (chauffage à l'huile). Internet est hors de prix et la capacité de téléchargement est limitée. J'ai prix le forfait maximum pour la meilleure vitesse qui offre 110GB pour 120$!!!! L'opérateur Internet est Northwestel (http://www.nwtel.ca/). Une place de parking est incluse avec l'apart, mais  l'alimentation est en sus (il faut pouvoir brancher sa voiture garée pour chauffer la batterie et la protéger du gel). On a des laveuses et sécheuses à l'étage qui fonctionnent avec une carte. Si vous avez besoin d'aide pour chercher un logement, faites-moi signe!
Avis aux copains: voilà votre lit; c'est sûr, vos pieds dépasseront et les couples se tiendront chaud, ah et attaque possible du chat en pleine nuit, mais c'est des nuits gratos!
Ma chambre; celle de mon coloc est encore plus grande

dimanche 23 septembre 2012

Joyeux anniversaire maman!

Aurait-elle un jour pensé recevoir un poisson en cadeau? Il faut s'attendre à tout à Yellowknife. Expérience du grand nord oblige, ses repas dans les T.-N.-O. seront préparés à l'omble chevalier fumé en provenance de l'Arctique, du Nunavut plus exactement. Pâtes à l'omble fumé, quiche omble-épinards, œufs bénédictes à l'omble fumé, salade roquette à l'omble, etc. Passée la surprise, la madre était plutôt ravie. Surtout qu'elle a mangé autre chose que de l'omble au brunch du Dancing Moose Café. Une première journée d'automne plutôt réussie à déambuler dans les rues de Yellowknife.


samedi 8 septembre 2012

Séance photos à Buffalo Airways

Et voilà, point nº2 sur ma liste après les aurores boréales: photographier les avions de Buffalo Airways, la compagnie aérienne star de la série de télé-réalité Ice Pilots; mon coloc travaille pour eux et avait promis de m'emmener. C'est chose faite. J'ai pris des photos en N&B avec mon Yashica, résultat prévu dans environ 1 mois, quand j'aurai trouvé un endroit où les faire développer...
J'ai même pu monter dans le DC-3 qui fait tous les jours la liaison avec Hay River (de l'autre côté du Grand lac des esclaves au Sud) en 45 minutes. Il est prévu pour 27 passagers. Pas de chichi à bord, juste des sièges verts en skai, quelques brochures et des hublots carrés. Ça penche sérieusement vers l'arrière vu que ces avions, construits dans les années 30 et 40, sont dotés d'une 3e roue à l'arrière. Il y a une forte odeur d'huile et de mécanique à bord, j'imagine le boucan que ça doit faire en vol! C'est fou de se dire que ces avions, qui ont plus de 70 ans, volent encore et ont déployé des troupes en Normandie pendant la 2e guerre mondiale!

Le cockpit est impressionnant avec ses nombreux boutons et ses manettes à l'image de celles qu'on trouverait sur de vieux jouets ou accessoires de cuisine. Il est plutôt lumineux avec son grand "pare-brise" et ses fenêtres latérales, qu'on peut, entre parenthèses, ouvrir comme dans une bonne vieille deux-chevaux!
Je ne suis plus trop sûre de vouloir m'offrir le voyage jusqu'à Hay River. Je me le prévoyais pour cet hiver, mais le côté vetuste de l'appareil ne m'encourage pas trop. J'ai comme des images d'ouvre-boîtes, de deux-chevaux, de vieux walkmans, de chaises en plastique rigide orange, etc. dans la tête. J'ai encore le temps d'y penser.
3e point à ma liste, faire la photo du panneau électronique du centre-ville indiquant la température quand celle-ci atteint -40. Ça n'est pas allé jusque là l'hiver dernier paraît-il, seulement -38...